Faisceau hertzien ou Fibre optique : faut-il vraiment choisir?

Faisceau hertzien ou Fibre optique : faut-il vraiment choisir?

23:10 23 avril in Actualités

Le haut débit, tout le monde connaît. Il couvre 99,3 % du territoire national. Il permet la consultation d’une vidéo sans trop de saccades sur le Web, la visio-conférence si précieuse au télétravail, ou l’envoi quasi-instantané des photos de vacances par e-mail (une pratique réprouvée par les spécialistes…). On n’imagine plus vivre sans lui, et la nouvelle économie a décollé le jour où un pourcentage significatif de la population a pu en bénéficier, soit dans les années 2000, date de généralisation des offres ADSL.

Mais ça, c’était avant.

Aujourd’hui mature, l’économie numérique est dévoreuse de bande passante (le diamètre des tuyaux) et les flux numériques sont à l’étroit dans les lignes ADSL. Pourquoi ? Parce que de plus en plus d’appareils communiquent, et qu’ils échangent de plus en plus d’informations. Nos télévisions, nos smartphones, nos tablettes, nos écoles, nos hôpitaux – demain nos vêtements, nos voitures, nos prothèses et tous nos services publics – ont faim de bande passante, que ce soit pour le divertissement, l’assistance, l’intervention, la surveillance, la communication, la navigation… Les usages sont transversaux, et touchent tous les domaines d’activité. Dès lors, ce qui était un luxe – jadis, il y a dix ans – devient un minimum.

Le haut débit, c’est dépassé ; place au très haut débit (THD) : faisceau hertzien ou fibre optique ?

Plusieurs solutions existent pour passer au THD : sans parler de faire évoluer l’ADSL existant, on peut poser de nouvelles lignes en fibre optique (Fiber To The Home) ou utiliser les Faisceaux Hertziens (comme la télévision ou le WiFi domestique). Ce sont eux qui achemineront les données de l’Internet de demain.

Poser de la fibre optique, c’est poser une voie TGV. Cela requiert du génie civil, des kilomètres de tranchées spécifiques, à l’épreuve de l’eau et des glissements de terrain. En plaine, ou dans les zones à forte densité de population, c’est la voie royale car on compense alors les coûts d’infrastructure par le grand nombre d’abonnés. Mais on n’imagine pas un TGV omnibus sur une ligne de montagne !

Dans les cas où l’accessibilité est faible, la meilleure alternative reste de passer par les ondes. Là encore, plusieurs technologies coexistent (laser, wifi 2.4 & 5 GHz etc…), mais la seule qui puisse soutenir la comparaison avec la fibre s’appelle le « Faisceau Hertzien », à ne pas confondre avec les précédentes.

Les « Faisceaux Hertziens » ne sont pas soumis aux problèmes des technologies nommées ci-avant. En effet, le FH n’est pas sensible au brouillard ni à la pluie à condition que l’étude préalable ait été conduite professionnellement par des spécialistes en Hyperfréquence.
De ce fait, si le Faisceau Hertzien est parfaitement dimensionné, il ne connaitra aucun dysfonctionnement, ni dispersion, même sur de très longues distances, (130 km)
Bref, il achemine les données à travers de véritables « faisceaux d’ondes » qui se comportent, en quelque sorte, comme des fibres… sans les coûts d’infrastructure. Le délai de mise en service est calculé en semaines, le tarif est inférieur, la disponibilité immédiate sur la zone de couverture.

Se connecter par ce moyen n’est pas plus compliqué que se raccorder à la télévision hertzienne dans les années cinquante, avec la garantie de sécurité des données sur des fréquences contrôlées et attribuées par l’Autorité de Régulation.
D’ailleurs, le plan national Très Haut Débit, qui prévoit une couverture totale du territoire en 2025, anticipe une répartition de 80 % d’abonnés par fibre optique, et 15 % par Faisceau Hertzien. Une preuve de plus de leur complémentarité naturelle.